Il ne s’agit pas d’imiter un type de clown ou de numéro mais de prendre appui sur soi, sur sa particularité. Etre ici et maintenant, présent à soi, vivre et vibrer de l’instant, dans sa relation au monde.
Cette approche met également l’accent sur l’importance de la communication non verbale et du langage du corps. Mettre en jeu ce qui échappe : un geste, un son, un regard, un mot et l’étirer. Laisser fleurir l’imaginaire, les sensations au moment même de leurs surgissements et faire vivre le corps sans nécessairement ajouter les paroles.
C’est le plus petit masque du monde et il permet de changer de personne, d’accentuer sa personnalité au service de son vrai être, couvert sous une autre identité, le clown…
Le nez de clown permet de se dessiner son autoportrait sans complexe.
C’est prendre le risque de n’avoir rien préparé, de ne pas attendre quelque chose : aucune idée préconçue. Etre à l’écoute de soi, de l’autre, de ses émotions, de l’imaginaire, de l’espace, des objets, du public. D’une énergie intuitive, viennent ensuite l’étonnement et la réflexion.
Laisser tomber nos masques pour nous découvrir et nous dévoiler.
Quel regard puis je poser sur l’autre, comment je reçois le regard de l’autre, quelle place je donne à l’autre, quelle place je prends ?
Le clown va nous inviter à une écoute particulièrement attentive de ce que nous sommes et de ce que les autres sont réellement. La confiance, en soi, en l’autre, se développe.
La légèreté du rire, la distance qu’il crée, nous permet d’avoir un recul sur nous et sur le regard que porte les autres sur nous : ne pas avoir la sensation d’être jugé ou critiqué.